En bref
- En Wallonie, hors des 9 communes de la Communauté germanophone, l’AVIQ peut intervenir dans certains aménagements liés au handicap.
- À Bruxelles, une grande partie des aides matérielles individuelles est gérée par les mutualités ou la CAAMI, sous les règles fixées par Iriscare.
- En Flandre, il existe notamment une prime d’adaptation destinée aux personnes de 65 ans et plus.
- L’existence d’un dispositif ne signifie pas qu’un projet est automatiquement éligible : chaque dossier répond à des conditions spécifiques.
- Pour l’aide individuelle AVIQ, la demande doit être introduite avant la réalisation de l’aménagement ou l’achat concerné.
Pourquoi les aides ne sont-elles pas les mêmes partout en Belgique ?
Les politiques liées au logement, au handicap et à l’autonomie sont organisées à différents niveaux. Deux personnes ayant un projet similaire peuvent donc dépendre de dispositifs différents selon leur domicile.
| Lieu de résidence | Dispositifs principaux |
|---|---|
| Wallonie — hors Communauté germanophone | AVIQ et autres dispositifs wallons |
| Région de Bruxelles-Capitale | Mutualité / CAAMI et dispositifs bruxellois |
| Région flamande | Vlaamse aanpassingspremie et dispositifs flamands |
Il est donc essentiel de vérifier le dispositif correspondant au lieu de résidence du bénéficiaire, et non simplement le type de travaux envisagé.
Wallonie : qu’est-ce que l’aide individuelle à l’intégration de l’AVIQ ?
L’aide individuelle à l’intégration regroupe des interventions financières de l’AVIQ dans le coût d’aménagements, d’aides techniques et de certaines prestations destinées à permettre aux personnes ayant d’importantes limitations fonctionnelles de mener une vie aussi autonome que possible.
Concrètement, cela peut concerner des aides techniques, des aménagements du domicile, des équipements et des prestations en lien avec le handicap. Le dispositif ne se limite donc pas à un seul type de travaux : c’est le besoin fonctionnel de la personne qui sert de fil conducteur.
Qui peut bénéficier d’une aide de l’AVIQ ?
Plusieurs conditions générales sont examinées, notamment :
- être domicilié dans une commune wallonne relevant de la compétence de l’AVIQ, c’est-à-dire hors des 9 communes de la Communauté germanophone ;
- répondre aux conditions de nationalité et de résidence prévues par la réglementation ;
- présenter un handicap entraînant des limitations fonctionnelles ;
- respecter les règles liées à l’âge lors de la première demande.
Cette précision est territoriale : elle ne dépend pas de la langue parlée par le bénéficiaire. Les 9 communes de la Communauté germanophone relèvent d’un autre cadre institutionnel pour ces matières.
Ces conditions sont appréciées dossier par dossier. Une situation proche de celle d’un proche ou d’un voisin ne conduit pas nécessairement à la même décision.
Le point important des 65 ans
En principe, la personne doit avoir moins de 65 ans lors de l’introduction de sa première demande d’intervention auprès de l’AVIQ. Une personne de plus de 65 ans peut toutefois introduire une première demande si elle peut démontrer que le handicap à l’origine du besoin existait avant ses 65 ans, au moyen d’éléments médicaux ou de documents officiels.
Avoir plus de 65 ans ne signifie donc pas automatiquement qu’une aide AVIQ est impossible. Mais le simple fait d’être âgé ou de rencontrer des difficultés liées au vieillissement ne suffit pas nécessairement pour ouvrir un droit à l’aide individuelle à l’intégration.
Quels aménagements du logement peuvent être concernés par l’AVIQ ?
Parmi les catégories documentées par l’AVIQ figurent notamment :
- l’adaptation des pièces de vie ;
- les sièges de douche et de bain ;
- les barres et poignées d’appui ;
- les sièges-lifts ;
- les plateformes élévatrices ;
- les élévateurs d’escaliers ;
- certains dispositifs électriques d’ouverture et de fermeture.
Une salle de bains peut-elle être adaptée avec une aide AVIQ ?
Potentiellement oui, si l’intervention répond à un besoin fonctionnel lié au handicap et à l’autonomie, et non à un simple projet d’embellissement.
Les situations concernées peuvent par exemple viser à :
- sécuriser l’accès à la douche ;
- réduire la difficulté liée à l’enjambement d’une baignoire ;
- permettre la toilette en position assise ;
- faciliter les transferts ;
- installer des points d’appui adaptés ;
- améliorer la circulation dans la pièce.
Un devis de travaux ne constitue jamais, à lui seul, une garantie de prise en charge.
Comment se déroule une demande AVIQ pour l’adaptation du logement ?
- 1
Identifier les difficultés réellement rencontrées au quotidien
Accès à la douche, enjambement, équilibre, fatigue, transferts : le besoin fonctionnel est le point de départ du dossier.
- 2
Définir un aménagement adapté
Un service conseil spécialisé peut aider à orienter le choix technique en fonction de la situation de la personne et du logement.
- 3
Obtenir un devis suffisamment détaillé
Le devis doit décrire clairement les prestations et équipements envisagés, en cohérence avec le besoin exprimé.
- 4
Introduire la demande auprès du bureau régional compétent de l’AVIQ
La demande s’accompagne des justificatifs nécessaires, notamment les éléments relatifs à la situation de handicap.
- 5
Ne pas commencer les travaux trop tôt
L’AVIQ indique qu’aucune intervention ne peut normalement être accordée si l’aménagement, l’achat ou la prestation a été réalisé avant l’introduction de la demande. Si votre projet dépend de cette aide, la demande doit donc être introduite avant les travaux.